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Plans sociaux et maisons de disques : EMI à l’honneur

Emilogo Travailler en maison de disque c'est : aller au boulot en jean, avoir les CD gratuit (ce qui ne fait plus vraiment rêver aujourd'hui, me direz-vous), être invité à des concerts et autres soirées branchées, rencontrer des stars… Le niveau des salaires, relativement bas comparé à d'autres industries, est compensé pour tout amateur de musique (i.e. M. Toutlemonde ou presque) par ces avantages alléchants.

Mais depuis maintenant plus de cinq ans, les années se suivent et se ressemblent pour les salariés de maisons de disques.

A raison d'un tous les deux ans par major (excepté Universal qui tire encore tant bien que mal son épingle du jeu), les plans sociaux rythment la carrière de ces passionnés de musique qui pensaient que « travailler en major c'est sympa ». Pour cause de fusion, de rachat ou tout simplement de « c'est la crise », EMI, Warner et SonyBMG dégraissent régulièrement leurs rangs. La quête de rentabilité financière imposée par les actionnaires les condamne à sacrifier leur dernière chance de se restructurer en profondeur : il faut compenser la baisse des revenus par une baisse des dépenses, qui passe en premier par des plans sociaux gargantuesques et en second lieu par les ruptures ou non renouvellements des contrats d'artistes les moins rentables. Une stratégie à court terme, à l'heure où l'avenir des majors passe par une refonte totale de leur modèle économique.

Après les plans sociaux d'EMI (fusion avec Virgin), de Warner (rachat par Edgar Bronfman Jr) et de SonyBMG (fusion entre Sony Music et BMG), EMI est de nouveau à l'honneur. Suite à son rachat par le fond d'investissement anglais Terra Firma en 2007 (après de nombreuses tentatives infructueuses de fusion avec Warner), la major anglaise qui a jadis signé les Beatles vient d'annoncer un plan social : EMI s'apprête à supprimer 1500 à 2000 emplois dans le monde, soit environ un tiers de ses effectifs.

Alors on se pose la question suivante : les majors vont-elles laisser leurs effectifs rétrécir comme peau de chagrin jusqu'à la faillite ? Il semble que leur dépendance vis-à-vis de leurs actionnaires ne leur en laisse guère le choix.


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